Contrairement aux idées reçues, les campagnes des légions romaines ne furent pas toujours de longues promenades victorieuses en terres rapidement soumises. Parmi les récalcitrants aux bienfaits de la Pax Romana se trouve le fougueux roi d’Épire, qu’on disait neveu d’Alexandre le Grand : Pyrrhus. Conquérant ambitieux, il infligea aux Romains deux terribles défaites en 280 et 279 av. J.-C.

Pourquoi parle-t-on, alors, d’une victoire à la Pyrrhus ?

Au cours de ces deux affrontements, le roi fut certes vainqueur, mais il laissa sur le champ de bataille une grande partie de ses soldats, de ses commandants – et de ses précieux éléphants ! À tel point que, selon Plutarque, il affirma à ses généraux que « Si nous devons remporter une autre victoire sur les Romains, nous sommes perdus ! »

Une victoire à la Pyrrhus est donc une victoire obtenue au prix de nombreux sacrifices, et dont les conséquences ne sont pas favorables au vainqueur, qui reste seul au milieu des ruines. Une expression souvent utilisée en politique !

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