Il n’est pas toujours facile de trouver un bon cadeau d’anniversaire.

Surtout quand la personne concernée est Empereur de France et étend le manteau de sa gloire sur une bonne partie de l’Europe.

En ce 2 décembre 1805, la Grande Armée trouve cependant une manière originale de célébrer le premier anniversaire du couronnement de Napoléon en remportant à Austerlitz la plus immortelle victoire de son histoire sur les forces austro-prussiennes.

Mais, direz-vous à raison, quel rapport entre cette histoire et l’expression qui nous intéresse ?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la « vieille » de l’expression n’est en rien la concubine du « vieux » : il s’agit de la contraction de la « vieille garde », qui regroupe les vétérans de ce corps d’élite qu’était la Garde Impériale – celle dont la vaillance est illustrée par Cambronne à Waterloo dans cette exhortation célèbre : « La Garde meurt, mais ne se rend pas ».

Un vieux de la vieille (garde) était donc un ancien soldat de ce corps d’élite, dont la particularité était de raconter sans se lasser les récits de l’épopée impériale. Aujourd’hui, son sens s’est élargi pour désigner une personne disposant d’une forte expérience dans son domaine, et qui en tire une certaine aura.

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2 répondants

  • FX du Plessis5 décembre 2016 at 15:24

    Petite précision à caractère historique, Eric : Napoléon Ier (comme son fils Napoléon II, éphémère empereur en juin-juillet 1815, et son neveu Napoléon III) n’était pas « Empereur de France », mais « Empereur des Français »…

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    • Eric Thivolle5 décembre 2016 at 17:12

      Erreur impardonnable : l’évolution de la législation m’empêchant d’être passé par les armes pour crime de lèse-majesté, je me contenterai de vifs remerciements pour cette précision salvatrice !

      Répondre

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