S’il est une chose que les expressions populaires apprécient particulièrement, c’est de se moquer des travers de leurs petits voisins.

Et comme c’est un jeu auquel tout le monde aime se livrer sans forcément l’assumer, l’expression du vendredi vient à votre secours pour vous ôter toute culpabilité.

De même que l’Auvergnat est avare et le Gascon, fier-à-bras, le Normand est jugé peu fiable, voire carrément retors. Le genre de personnes à qui on ne confierait pas son livret A ou son poisson rouge favori.

Mais d’où vient cette méchante réputation ?

Par le passé, une loi normande permettait à toute personne ayant passé un contrat de le contester sous 24 heures et de casser l’accord entre les deux parties. Il y a fort à parier que cette législation tout en souplesse a dû s’avérer fort profitable à nombre de négociants du cru. Quant à leurs collègues des provinces voisines, ils devaient probablement se mordre les doigts d’avoir fait confiance à la parole et à la signature d’un Normand.

Notons enfin que la popularité de cette expression doit beaucoup à Madame de Sévigné et Jean de La Fontaine, dont les écrits évoquent – sans crainte des amalgames ! – le caractère normand comme synonyme de rusé. Hélas, à plus de trois siècles de distance, la HALDE est impuissante à protéger l’honneur de nos amis normands…

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