Aujourd’hui, une femme célibataire à 25 ans ne nourrit aucune inquiétude quant à son avenir. En revanche, au Moyen-Âge, pareille situation était catastrophique. À tel point que les jeunes femmes désespérées de ne pas avoir trouvé l’âme sœur imploraient Sainte-Catherine de les aider dans cette recherche.

À l’origine de cette coutume un peu vieillotte, Catherine d’Alexandrie, jeune femme noble et érudite du IVe siècle, convertie au christianisme à la suite d’une vision, et un homme valeureux, l’empereur Maxence qui, désireux de lui faire abjurer sa foi, lui proposa un mariage royal, et par la même occasion l’immense privilège d’occuper la deuxième place derrière sa propre épouse. Non seulement la belle refusa sa proposition, mais elle parvint même à gagner à sa cause l’aréopage de philosophes avec lesquels elle conversait chaque jour avec la plus grande aisance. N’écoutant que son courage, qui ne lui disait pas grand-chose, notre héros, humilié par cet impudent refus, décida de faire subir à la vierge le supplice de la roue, non sans avoir préalablement fait brûler les philosophes qui avaient eu l’outrecuidance de se détourner de lui au profit de la jeune femme. Mais son entreprise fut de nouveau contrariée lorsque la roue se brisa avant d’avoir accompli son œuvre. Qu’à cela ne tienne : il fit décapiter Catherine, qui devint dès lors la sainte patronne des jeunes filles, mais également des étudiants, des philosophes et des professions dont l’activité reposait sur l’utilisation de roues de toutes sortes (meuniers, rémouleurs, fileuses de laine, etc.).

De par son refus du mariage et de la soumission aux hommes, Sainte-Catherine est célébrée, dès le Moyen-Âge, par les jeunes filles encore célibataires à 25 ans. Le 25 novembre, jour de la Sainte-Catherine, celles-ci arboraient un couvre-chef frôlant le mauvais goût, compte tenu de l’association peu flatteuse de ses deux couleurs : le jaune (symbole de la foi) et le vert (symbole de la connaissance). Elles faisaient ainsi référence à l’ancienne tradition selon laquelle les jeunes filles, appelées « catherinettes », ornaient d’une coiffe les statues de Sainte-Catherine, afin d’y puiser les fluides qui les aideraient à trouver chaussure à leur pied. Cette coutume ne s’est prolongée, sous une forme altérée, que dans le milieu des couturières et de la mode.

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