Si on vous dit Halloween, il y a de fortes chances pour que vous pensiez :

  • à une horde de bambins lâchés sur la ville pour soutirer leur content de friandises à une population terrorisée
  • à l’éternel débat : fête commerciale has been ou comble du branché décalé ?
  • aux éternels tops 5/10/20/1000 des meilleurs films à regarder pour frissonner

Chez Ubiqus Formation, fi des sentiers bien balisés ! Prenons ce chemin de traverse qui nous conduit sous les frondaisons, vers cette petite hutte nichée au cœur de la forêt où, bien à l’abri de tout secours éventuel, vous pourrez découvrir nos choix des meilleurs livres pour frissonner, angoisser – ou pire encore…

Prêts pour le top 6 de la rédaction ?


Hydra a choisi pour vous… Le Masque de la mort rouge, d’Edgar Allan Poe.

« Pour réchapper à la peste qui sévit au dehors – on ne sait dans quel pays, on ne sait à quelle époque -, le prince Prospero s’enferme avec un millier d’« amis vigoureux » entre les épais murs de l’une de ses abbayes. Dans cette oasis de luxe, voire de luxure, chacun s’emploie à bannir de sa vie toute idée de maladie et son corollaire, la mort. Après cinq à six mois de retraite, Prospero convie sa cour à une mascarade, un bal masqué où chacun est invité à arborer un masque extravagant mais évoquant uniquement le plaisir et la joie de vivre. Jusqu’au dénouement apocalyptique de la soirée, le temps et l’espace des danseurs sont suspendus au carillon d’une gigantesque horloge d’ébène. Sonnent les douze coups de minuit…

Dans le Masque de la mort rouge, tout est bizarre, excentrique, surnaturel, fantastique, GOTHIQUE ! Bien qu’il épaississe son récit de merveilleux décors, de lumières chatoyantes et de fastueux orchestres, Edgar Poe nous pousse méthodiquement vers le triomphe gore et sanguinaire de la mort dont on disait qu’il était l’écrivain. Tout ça, en six pages et vingt paragraphes à peine… »


Pauline a choisi pour vous… La Maison des Morts, de R.L. Stine

« Ma première pensée pour « le livre qui m’a fait flipper  » est tout de suite allée vers la série horrifique destinée à la jeunesse, écrite par R. L. Stine : Chair de poule ! C’est donc celle que je partage avec vous ce soir. Et pour faire un choix parmi mes différentes lectures, je cite La Maison des Morts. »

A glisser sous l’oreiller de ses enfants avant qu’ils ne rentrent de leur racket de bonbons !


Elise a choisi pour vous… Le Parfum, de Patrick Süskind.

 « Un livre terrifiant sous différents aspects…
Le Parfum, c’est l’histoire d’un génie froid et intrigant qui va utiliser son talent à des fins plus que sombres. Toujours à la recherche d’une identité, il va devenir un tueur en série dénué d’émotions.
A travers ses descriptions, le roman nous plonge du début à la fin dans l’atmosphère angoissante et nauséabonde de la France du 18ème siècle. »


Nadège a choisi pour vous… Millenium, de Stieg  Larsson.

« Je vote pour la trilogie Millenium de Stieg Larsson, qui n’est pas sur le thème de l’épouvante à proprement parler, mais un polar contemporain sombre, dérangeant, poisseux et addictif ! »


Camille a choisi pour vous… Il faut qu’on parle de Kevin, de Lionel Shriver.

« Parents, tremblez devant ce roman qui vous glacera le sang et vous hantera longtemps une fois la dernière page refermée ! Oui, les hommes qui commettent des meurtres de sang froid ont été des enfants. Il serait rassurant de penser qu’une enfance violente, marquée par des traumatismes, explique leur absence d’humanité et de considération pour la vie. Il est en revanche bien plus dérangeant de découvrir que certains ont grandi dans une famille totalement normale…

A travers le regard d’une mère, Il faut qu’on parle de Kevin retrace l’enfance d’un garçon devenu serial killer à la veille de ses seize ans. Cette mère relate des anecdotes où son enfant apparaît froid, manipulateur, annonçant le monstre qu’il deviendra. Une question effrayante s’immisce toutefois dans l’esprit du lecteur au fil du roman : cette mère a-t-elle rejeté cet enfant, car il avait des comportements trop étranges, ou n’est-ce pas aussi sa propre froideur qui a participé au développement de cet assassin ? »


Eric a choisi pour vous… Sa Majesté des Mouches, de William Golding.

« On résume trop souvent la peur à sa manifestation la plus visible : le sursaut, le frisson soudain qui nous saisit quand le croquemitaine gourmand, l’araignée facétieuse ou le spectre taquin surgissent au coin de la page pour traumatiser le héros et son lecteur. Pourtant, la vraie peur est celle qui, insidieuse, poisseuse, s’installe en nos cœurs tandis que les pages se tournent, chargées d’une atmosphère dérangeante dont on devine qu’elle ne présage nulle happy end.

Sa Majesté des Mouches est de ces récits qui n’ont rien à voir avec l’horreur, mais qui vous pétrifient à mesure que le vernis de la civilisation s’effrite chez les protagonistes – ici, de jeunes garçons livrés à eux-mêmes après un accident dont aucun adulte n’est sorti vivant. Le mythe du bon sauvage en prend un coup, comme celui de notre supposée élévation spirituelle : pétris de toute la culture et des bonnes manières de la société anglaise de l’époque, les enfants dégringolent lentement dans une sauvagerie dont on devine qu’elle reste tapie en chacun de nous – et qui ne demande qu’à resurgir. Une œuvre glaçante, qui prouve que nous n’avons pas besoin de monstres pour avoir peur… »


Et vous, quels livres nous conseilleriez-vous ?

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1 répondant

  • Martine Attafi8 novembre 2016 at 10:53

    Le Parfum !

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